23-11-07
Rhums arrangés :-)
Lors de mon retour sur mon blog, j'ai failli intituler l'article "l'été rhum"... D'abord parce qu'un été où on passe 1 mois en école de voile est FORCEMENT un été rhum... Non pas qu'on abuse des bonnes choses, mais tout simplement que ce qui se prête le mieux aux soirées et apéro, c'est, tradition oblige, le rhum.
Et ça "tombe" bien, je ne suis pas trop alcool fort, mais si y en a un que j'aime bien, c'est le rhum :-) Gâteaux, cocktails et autres, j'en ai déjà parlé.
Mais ce qui a changé, c'est que depuis un an environ, j'ai commencé à avoir de drôles de mixtures dans mes placards... Tout avait commencé avec une quinzaine de citrons verts en rab du stand "Caïpirinha" qu'on avait fait avec la musique. Après avoir mitonné gâteaux et poulet au citron vert, j'avais mis les survivants à macérer dans une bouteille de rhum... La première dégustation était horrible : ma bouteille contenait QUE du rhum et du citron, je vous laisse imaginer l'acidité !!!
Mon deuxième flacon a accueilli les 3/4 d'un énorme ananas, bien mûr et terriblement parfumé (je voulais le mettre entier mais j'avais englouti le 1/4 manquant en découpant la bête). J'ai réussi à le garder presque 6 mois avant de le déguster cet été, ça a été un régal ! J'en ai testé d'autres depuis, mais le rhum ananas-vanille a ma préférence !
Puis j'ai testé le rhum rapide au melon : 15 jours de macération suffisent. Vu la consistance spongieuse de la bête, le liquide est très agréable à boire (surtout bien frais) mais les morceaux de fruits sont terriblement alcoolisés. Ma deuxième fabrication a vu le mixer entrer en action : on n'a alors plus les problèmes de morceaux, mais j'ai tenté, sans succès de le filter (avec un filtre à café qui se déchirait donc pas ok...). D'un autre côté, si c'est bien bien bien mixé, la pulpe ne pose pas vraiment de problèmes.
Je suis passée à la phase bonbons, à macération rapide (10-15 jours suffisent avec chauffage préalable) : rhum caramel (là aussi, deux versions : caramel maison à la crème et caramels Lutti classiques, c'est quasi pareil !) et rhum violette (en faisant fondre des bonbons à la violette dans une petite casserole avec un peu d'eau). Celui-ci ne peut que étonner : la couleur et le goût ! Après, on aime (comme moi) ou on aime pas (si on aime pas tout ce qui est à la violette !)
Depuis cet été, je suis retournée aux fruits... Ce qui fait que j'ai maintenant en préparation un rhum coco (avec une vraie noix de coco opérée pour l'occasion), un rhum kiwi et un rhum grenade, histoire d'avoir un peu de couleurs dans les verres !
Et j'ai aussi en route une recette trouvée sur le blog de Cuisine Campagne : rhum cannelle amandes pistaches et pignons. 6 mois à attendre pour celui là, mais ça sent déjà fichtrement bon !!!!
Pour les recettes, chacun fait à son goût : sucre (ou sirop de canne ou miel) plus fruits plus rhum et hop on teste au bout d'un mois et on corrige. Sinon, je ne peux que vous conseiller d'aller faire un tour sur http://www.rhum-arrange.fr/

de gauche à droite : grenade, coco, melon, fruits secs, kiwi et un fond de bouteille de rhum violette
21-11-07
La patate boîte chaude
J'adore le fromage (petit dej et
gouter, pas de confiture ou de chocolat pour moi, mais du fromage, de
préférence, du vrai, du bon fromage qui pue d'après mon frangin...).
Bon, dans des soucis diététiques (il faut du calcium certes, mais la modération n'est pas compatible avec la présence d'un plateau de fromage dans mon frigo...) j'essaye
au maximum de ne pas trop en acheter, et malgré les
cours d'Industries Alimentaires où nous travaillons sur les fermentations
alimentaires et desquels je sors avec la furieuse envie d'aller m'acheter une
bonne baguette et un munster ou un bon morceau de roquefort, je résiste
relativement bien.
Mon crédit "fromage" des deux dernières semaines a été investi dans un Mont-d'Or lors de mon dernier passage au supermarché. Il y a des fromages que je préfère d'autres et si je devais un jour faire un classement, celui-ci serait dans mon top 3, y a pas à douter !!!
Après l'avoir délicieusement attaqué avec une bonne banette bien fraîche de la meilleure boulangerie de Strasbourg à mon goût (la petite boulangerie banette en face de mon ancien chez-moi !), j'ai eu envie de le tester chaud.
Seulement voilà, ma boîte était déjà aux 2/3 vide et mes connaissances de chimie sur la fusion des matériaux m'empêchaient donc de penser à utiliser la bonne vieille technique de la "Boîte chaude"... (d'ailleurs, en passant, est-ce de la fusion ou de l'ébullition ? Le fromage n'est pas solide, il n'a ni forme propre si volume propre une fois sorti de sa boîte. Il est visqueux, donc plus proche d'un état liquide que solide, non ?)
J'ai donc attrapé 4 patates le plus cylindrique possible dans le filet, je leur ai coupé un tout petit socle pour les faire tenir debout et un chapô. Puis, armée d'une cuillère parisienne, j'ai très conscienceusement creusé l'intérieur de la patate, en faisant trèèèèèèès attention à ne pas faire une paroi trop fine.
Les patates creusées ont fait glouglou pendant 10 minutes dans un bouillon de légumes puis je les ai égouttées et remplies équitablement avec le 1/3 de Mont-d'Or qui restait. En grattant bien bien la croûte d'épicéa, même si y a des fibres, c'est le meilleur, la croûte !
Le chapô sur la patate, les rousigous du creusage autour, un peu de bouillon au fond et zou, quasiment 1h au four pour que ça fonde et que ça cuise.
Bien chaud sur une salade, avec le fromage qui coule quand on coupe, hmmmmmm :) ça vaut presque la baguette...
Ouais bon, la photo fait pas envie, mais j'avais encore 3 spécimens à dévorer, désolé !

